Innovation Fund (part 1)

Hivoaka kely amin’ny mahazatra isika ka lahatsoratra amin’ny teny frantsay no atolotra androany.

Une cérémonie de signature de protocole d’accord entre la Banque Mondiale et Orange Madagascar dans le cadre du lancement d’un projet de la Vice-présidence de la Banque Mondiale à Madagascar dont le projet  a été sélectionnée entre plusieurs projets mondiaux pour obtenir l’appui de l’ Innovation Fund s’est déroulée hier à Anosy (BM). C’est un projet de formation à l’utilisation des TICs pour 150 enseignants dont 68 enseignants ont  déjà été formés dans 4 villes. Dans cette première phase, l’objectif est d’atteindre environs 3000 lycéens. L’Association Telomiova a été parmi les invités d’honneur.

Discours de Mr Eric Rabemananoro – Communication Officer de la Banque Mondiale  – Madagascar

THE WORLD BANK – Working for a World Free of Poverty

Un projet pilote pour initier des enseignants au potentiel d’Internet

Antananarivo,1er juin 2010 – La Vice Présidence de la Banque Mondiale pour les relations extérieures a lancé cette année l’Innovation Fund, destiné à financer sur une base compétitive des idées innovantes qui contribuent à la mission du Réseau de communication de cette institution, et qui peuvent servir de projets-pilote qui pourrait être répliquées ultérieurement.

Le projet pour Madagascar figure parmi les sept qui a vu leur financement approuvé de part le monde. Il vise à initier et développer une culture d’utilisation de l’Internet par les enseignants malgaches, afin de les aider à enrichir le contenu de leurs cours et la méthode pédagogique sur base des ressources  internet mises en place par la Banque Mondiale et les Nations Unies à l’intention des enseignants et de la jeunesse, auxquelles s’ajoutent des sites de données statistiques, l’utilisation de moteurs de recherche et l’exploration de Wikipedia.

Le projet cible 150 enseignants dans quatre villes: Antananarivo, Mahajanga, Toamasina et Antsirabe. Il leur donnera l’occasion de découvrir l’utilité d’Internet en tant que ressource, particulièrement pour aborder des thèmes liés au développement durable (santé, éducation, environnement, population, économie, etc.). Après une première phase de formation qui a débuté le 11 mai à Antananarivo, le projet mettra à la disposition des enseignants formés des facilités pour une connexion gratuite pendant le mois de Juin, pour leur permettre de s’exercer. Par la suite, un jeu-concours doté d’un ordinateur portable sera organisé pour évaluer le niveau acquis. Enfin, un blog d’enseignants sera lancé dans le cadre de la dernière phase du projet. L’ambition pour ce blog est de le voir devenir un outil important de communication pour les enseignants, d’abord à Madagascar, et ensuite dans l’Océan Indien. Notons qu’un volet du projet s’adressera également aux enseignants responsables de programmes parascolaires à Maurice.

Les activités de lancement du projet s’exécuteront jusqu’à la fin du mois de Juillet 2010. Cependant, sur la base d’une estimation d’élèves par enseignant formé, au moins 3000 étudiants profiteront de ce projet sur Madagascar pendant la première année, et 10000 visites sont attendues sur le blog à la fin de l’année scolaire 2010-2011.

Dans la mise en place de ce projet, le bureau de la Banque Mondiale s’est appuyé sur un partenariat avec Orange Madagascar. Opérateur global de télécommunications.  Orange Madagascar est une entreprise citoyenne qui affiche sa volonté de contribuer au développement du pays en offrant de nombreuses possibilités, notamment dans le domaine de l’e-éducation.

"L’objectif d’Orange Madagascar est aujourd’hui de démocratiser internet en permettant à la population de bénéficier des différentes opportunités offertes par ce formidable outil. Aussi, nous sommes toujours ravis de participer à des projets qui contribuent au développement de Madagascar. Tel est encore le cas aujourd’hui, avec ce projet de la Banque Mondiale qui vise essentiellement à renforcer la capacité des enseignants du secondaire à comprendre les problématiques liées au développement durable, et tirer profit des sites internet mis en place par la Banque Mondiale comme ressources d’information à l’intention de la jeunesse" a expliqué Jean-Luc Bohé, directeur général d’Orange Madagascar.

A la fin 2008, le taux de pénétration d’internet au pays ne dépassait pas les 1,5%. Un pourcentage minime, sachant que la moyenne en Afrique est de 8%, et la moyenne mondiale 23%. En raison d’un ensemble de raisons liées à la difficulté de l’accessibilité économique ou technique, l’utilisation d’Internet comme outil pour actualiser la connaissance ou échanger des informations est encore réservée à des citadins privilégiés, y compris pour les enseignants. "C’est la raison pour laquelle ce petit projet pilote a du sens dans le contexte malgache…Pour le moment, ce n’est pas la taille de ce projet, le montant utilisé ou le nombre de bénéficiaires qui est important, mais le potentiel que cette petite expérience peut apporter dans la réflexion sur l’importance de faciliter l’utilisation de nouvelles technologies de l’information et de la communication par les enseignants et sa capacité de réplication à d’autres villes de Madagascar ou dans d’autres pays" a expliqué Adolfo Brizzi, Country Manager de la Banque Mondiale à Madagascar.

Discours de Madame Le Proviseur du Lyçée Rabearivelo qui représentait les lyçées bénéficiaires:

-Mr Adolfo Brizzi, Country Manager de la Banque Mondiale à Madagascar

- Mr Jean Luc Bohé, DG d’Orange Madagascar

-Mr Erick Rabemananoro, Communications Officer

L’enseignement malgache n’a pas beaucoup suivi l’évolution des technologies de ces dernières décennies. En effet, le classique schéma: Prof-élèves-tableau-cahier-évaluation est le seul en vigueur dans presque tous les établissements scolaires.

Depuis quelques années, des chantiers de réformes se sont succédés, mais n’ont pas été achevés.  Nous espérons vraiment que la prochaine réforme tiendra compte de ce projet-pilote visant à renforcer la maîtrise de l’internet dans l’enseignement, car l’application de ce projet améliorerait la qualité de notre travail.

En effet, l’internet facilite la préparation des enseignants qui n’auront pas à chercher des documents presque inaccessibles. Soit parce qu’ils ne sont pas disponibles sur place, soit parce qu’ils coûtent trop chers. La vitesse de la communication n’est pas négligeable autant que le gain de temps si l’on dispose du matériel adéquat dans l’établissement. Il permet aussi une mise à jour permanente des données de base dispensées aux élèves. Les participants ont d’ailleurs bien apprécié la première formation.

Quant aux élèves eux-mêmes, raison d’être de notre profession, ils sont les grands bénéficiaires de cette méthode car elle permet de cultiver le goût du travail personnel, de la recherche, de concrétiser quelques fois des théories ou des explications abstraites. Nous avons remarqué que leur intérêt grandit pour des matières qu’ils ont tendance à négliger, voire à mépriser, par exemple l’anglais pour les élèves des séries scientifiques. Et enfin dernier avantage, ils aiment tout ce qui est du domaine informatique, ce qui annule toute forme de contrainte et motive leurs efforts. L’apprentissage prend la forme d’un jeu accepté et même demandé. En terme de rendement, ce système nous apportera beaucoup plus, non seulement par rapport au taux de réussite au bacc, mais surtout quand ils affronteront leurs études supérieures et la vie professionnelle.

Le mérite d’avoir formé des citoyens aptes à évoluer dans un monde moderne serait la juste récompense de l’établissement. Mais permettez-nous de soulever les problèmes qu’il faudra résoudre pour que ce projet soit pérenne et efficace. Il faudra intensifier la formation des enseignants. Il faudra convaincre certains d’entre eux, les aînés pour leur réticence, les plus jeunes pour leur manque d’audace, ou aussi pour leur crainte de ne pas être capable de s’adapter à cette méthode. Plus matériel est le problème que pose le coût de la connexion internet car il faut le dire,  si l’établissement ne dispose pas d’une connexion, il serait très difficile pour les enseignants de payer ces frais et de se déplacer souvent en dehors des heures de cours. L’insuffisance d’un matériel performant (nécessité d’un nombre de machine proportionnel à l’effectif du personnel) est aussi un handicap. Mais une connexion disponible, c’est-à-dire au moins de 7h à 18h tous les jours ouvrables revient très cher pour le budget d’un lycée. Et enfin, il nous faut du personnel permanent pour assurer le service dans la salle réservée à l’informatique (assurer la permanence, ouvrir le serveur, entretenir les machines, faire le ménage).

Nous espérons que ces quelques remarques ne constituent pas un obstacle pour la suite du projet et souhaitons vivement sa réalisation prochaine.

Au nom de tous les chefs d’établissement, je remercie tous les initiateurs de ce projet de nous avoir sollicité. Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre aimable attention.

C’etait une photo prise lors des ateliers ‘Telomiova &  EPP Ambatomirahavavy" qui avait l’honneur de cloturer cette présentation à Anosy

Zo (un membre de l'Association TELOMIOVA) en train d'expliquer à une enseignante de l'E.P.P Ambatomirahavavy tout ce qu'elle doit savoir

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